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- L’Iran a lancé ce jeudi matin des frappes de missiles et de drones contre des emprises militaires américaines au Koweït.
- Cette offensive intervient après deux vagues de bombardements menées par les États-Unis, ayant fait 19 morts en début de semaine.
- Le président américain Donald Trump a averti que ses forces armées étaient prêtes à frapper de nouveau à tout moment.
Des frappes iraniennes ciblent des installations américaines au Koweït

La tension est montée d’un cran au Moyen-Orient ce jeudi matin. L’armée du Koweït a annoncé faire face à des attaques de missiles et de drones, une opération rapidement revendiquée par Téhéran. La télévision d’État iranienne a confirmé que ces frappes ciblaient directement des bases militaires américaines situées sur le territoire koweïtien. Cette offensive aérienne constitue une riposte directe aux récents bombardements menés par Washington contre des positions iraniennes. Plus tôt dans la semaine, les forces américaines avaient en effet mené deux vagues de frappes aériennes, dimanche et mardi, visant notamment des infrastructures des Gardiens de la Révolution et des installations radars. Ces bombardements américains ont causé la mort de 19 personnes, dont des civils touchés lors d’un mariage dans le sud-est de l’Iran, provoquant la colère de Téhéran qui a dénoncé un crime de guerre.
Le risque d’un embrasement régional généralisé
Cette nouvelle confrontation marque une rupture avec l’accalmie observée durant l’été et fragilise encore un peu plus la situation sécuritaire dans une région sous haute tension depuis plus de six mois. La reprise ouverte des hostilités complique les efforts diplomatiques alors que les deux puissances campent sur leurs positions militaires. Le président américain Donald Trump a affiché sa fermeté en affirmant que les forces des États-Unis restaient prêtes à intervenir à tout moment, tandis que l’Iran a menacé d’adopter une nouvelle stratégie contre l’ennemi américain et de cibler les pays coopérant avec lui. En parallèle, le détroit d’Ormuz demeure bloqué, perturbant le transit maritime après que deux pétroliers ont été endommagés par des mines. De son côté, Israël s’est dit prêt à réagir vigoureusement en cas d’agression directe sur son sol, tout en maintenant sa position de retrait du conflit pour le moment.