- Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a jugé ce mercredi impossible tout accord diplomatique avec l’Iran.
- Il a qualifié les dirigeants iraniens de « sauvages » et a salué la nouvelle campagne de pression économique américaine.
- Cette déclaration fait suite à l’annonce, lundi par les États-Unis, de nouvelles sanctions ciblant les partenaires commerciaux de l’Iran.
Netanyahou juge impossible tout accord diplomatique avec l’Iran

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré ce mercredi qu’aucun accord diplomatique n’était envisageable avec les dirigeants iraniens. Au cours d’un événement, il a qualifié ces derniers de « sauvages », affirmant son scepticisme sur la possibilité d’atteindre une entente. Ces déclarations interviennent après une récente rencontre avec le président américain Donald Trump, lors de laquelle, selon M. Netanyahou, les deux hommes ont spécifiquement discuté des négociations avec l’Iran. Le Premier ministre israélien a rapporté avoir dit à M. Trump : « Je doute qu’avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu ». Il a également exprimé son approbation de la nouvelle campagne de pression économique lancée par l’administration américaine contre Téhéran.
Une position de fermeté réaffirmée dans un contexte de tensions
Cette prise de position de Benyamin Netanyahou réitère une ligne politique constante, manifestant son scepticisme de longue date quant à la possibilité de résoudre le conflit avec la République islamique par la voie diplomatique. Elle coïncide avec l’annonce, lundi par le gouvernement américain, d’un nouveau train de sanctions dites « secondaires », ciblant non pas directement l’Iran, mais ses partenaires commerciaux. Ces mesures ont déjà suscité une réaction de la Chine, qui a affirmé vouloir défendre « fermement » ses intérêts. M. Netanyahou a été un critique virulent de l’accord international sur le nucléaire iranien signé en 2015, duquel les États-Unis se sont retirés trois ans plus tard. Malgré sa position ferme, il avait dû accepter en avril un cessez-le-feu imposé par les États-Unis, suite à des frappes israélo-américaines contre l’Iran survenues fin février, tout en veillant à ne pas critiquer publiquement M. Trump lorsqu’il cherchait une solution négociée au conflit.