- En déplacement à Mayotte, Édouard Philippe promet de durcir la lutte contre l’immigration et temporise sur l’annonce d’alliances.
- Les formations de gauche tiennent leurs universités d’été, marquées par les mises en garde de Marine Tondelier contre le Rassemblement national.
- Le monde économique, par la voix d’Amir Reza-Tofighi, réclame que la fiscalité et la croissance soient au cœur des débats.
Édouard Philippe en terrain de campagne à Mayotte
En cette fin du mois d’août, le calendrier politique français s’intensifie à mesure que l’échéance présidentielle approche. En visite dans l’archipel mahorais, le président du parti Horizons a plaidé pour un durcissement de la politique migratoire. Édouard Philippe y a affiché sa volonté de mettre fin aux dynamiques d’attractivité migratoire dans la région. Interrogé également sur la structuration des alliances au centre et à droite, l’ancien Premier ministre a estimé qu’un rapprochement avec les forces menées par Gabriel Attal devrait intervenir entre novembre et février. Il a néanmoins jugé prématurée toute décision concernant la nomination d’un futur chef de gouvernement, tout en rappelant sa disposition à collaborer avec des figures politiques telles que Xavier Bertrand.
Rentrée estivale pour la gauche et vives critiques des Écologistes
Parallèlement, les différentes composantes de la gauche organisent leurs universités d’été à travers le pays. La France insoumise s’est rassemblée dans la Drôme, le Parti communiste à Toulouse, tandis que Les Écologistes se retrouvent en Isère. La cheffe des Écologistes s’inquiète d’une possible victoire de l’extrême droite et dénonce le rôle déstabilisateur des réseaux sociaux. Marine Tondelier a mis en garde contre les conséquences d’un accès du Rassemblement national au pouvoir, tout en évoquant la possibilité de mouvements de résistance civile. La dirigeante écologiste s’en est également prise à la plateforme X et à son propriétaire Elon Musk, accusés de favoriser l’extrême droite par des biais algorithmiques au détriment de l’équité de la campagne. Enfin, elle a estimé que l’ancien président François Hollande se tenait en embuscade pour réintégrer la course présidentielle.
Les attentes du secteur économique et la multiplication des candidatures
Tandis que les acteurs politiques affûtent leurs arguments, des représentants de la société civile tentent d’orienter les priorités des futurs programmes. Face à la multiplication des candidatures, les représentants patronaux demandent que la croissance et la fiscalité deviennent prioritaires. Amir Reza-Tofighi, à la tête de l’organisation Entrepreneurs, a regretté la rareté des propositions économiques parmi les déclarations actuelles. Il préconise un allègement de la fiscalité des entreprises et des cotisations pesant sur les salaires pour soutenir la dynamique de croissance. Dans ce contexte de rentrée très animé, d’autres figures font leurs premiers pas en campagne, à l’image du chanteur Francis Lalanne qui organise sa première réunion publique à Paris.