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- L’arrivée du journaliste Charles Sapin comme éditorialiste dominical sur France Inter suscite une vive opposition syndicale.
- Le SNJ et le SNJ-CGT contestent la nomination du nouveau directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles.
- La direction défend un choix dicté par l’exigence de pluralisme à l’approche de l’année présidentielle.
- La nouvelle grille réorganise les éditoriaux du week-end, tandis que Thomas Legrand quitte définitivement l’antenne.
Une nomination vivement contestée par les syndicats
L’annonce de l’arrivée du journaliste Charles Sapin au sein du pôle des éditorialistes politiques de France Inter a provoqué de fortes réactions au sein du groupe public Radio France. Récemment désigné directeur adjoint de la rédaction de l’hebdomadaire Valeurs actuelles après être passé par Le Point, il doit assurer un billet d’analyse politique tous les dimanches. Cette désignation a suscité la désapprobation immédiate de deux syndicats de la maison ronde. Dans des communiqués distincts, le SNJ-CGT et le Syndicat national des journalistes (SNJ) ont exprimé leur désaccord ferme. Le SNJ-CGT a dénoncé le franchissement d’une « ligne rouge », tandis que le SNJ a fait part de la stupéfaction des rédactions, déplorant un choix d’antenne jugé incohérent au regard des violentes campagnes de dénigrement subies par le groupe public au cours des mois écoulés.
La direction invoque l’exigence de pluralisme
Pour répondre aux inquiétudes exprimées par les représentants du personnel, la direction de France Inter a fermement défendu sa stratégie éditoriale. Le respect du pluralisme des courants de pensée demeure un devoir fondamental du service public, en particulier à l’approche des échéances électorales majeures. Les responsables de l’antenne ont rappelé que Charles Sapin demeure un journaliste politique reconnu par l’ensemble de ses pairs. Son intervention du dimanche s’insère dans une rotation du vendredi au dimanche visant à représenter une grande diversité de sensibilités. Le nouveau pôle d’éditorialistes réunit ainsi plusieurs signatures de la presse écrite, parmi lesquelles Anne Rosencher, Christian Chavagneux, Camille Vigogne Le Coat, Béatrice Mathieu et Leila Abboud, afin d’assurer l’équilibre des débats et la confrontation constructive des idées.
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Reconfiguration des figures de l’antenne
Cette refonte du pôle des éditorialistes intervient dans un contexte de renouvellement des visages de la station. Le journaliste Thomas Legrand a acté son retrait définitif des antennes de France Inter, déclarant voir dans cette décision le prolongement de pressions externes subies depuis plusieurs mois. Un an plus tôt, des accusations de partialité visant la station publique avaient alimenté de violentes polémiques politiques, conduisant à l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire à l’initiative de groupes politiques de l’opposition. Face aux déclarations du journaliste, la directrice de France Inter, Céline Pigalle, a rappelé la pleine souveraineté de la direction quant aux choix d’incarnation de l’antenne, rejetant fermement tout arbitrage dicté par des pressions individuelles ou médiatiques.