- L’encours global des crédits aux sociétés non financières atteint 1 430 milliards d’euros, en progression de 3,9 % sur un an.
- Le coût du crédit en France reste avantageux avec un taux moyen de 3,51 %, contre 3,89 % pour l’ensemble de la zone euro.
- Le nombre de défaillances d’entreprises grimpe à 70 077 sur un an, franchissant le niveau moyen constaté avant la crise sanitaire.
Un dynamisme porté par l’investissement de long terme
Selon les dernières données publiées par la Fédération bancaire française (FBF), le secteur financier maintient un soutien actif à l’économie réelle en dépit des tensions géopolitiques et de l’incertitude économique globale. À la fin du mois de mai 2026, l’encours total des prêts accordés aux entreprises françaises s’élève à 1 430 milliards d’euros, ce qui représente une hausse annuelle de 3,9 %. Cette croissance est principalement tirée par les crédits d’investissement, dont le volume atteint 1 047 milliards d’euros, affichant une progression solide de 4,4 %. Le secteur bancaire confirme ainsi sa capacité à accompagner les projets structurels des entreprises sur le long terme. En parallèle, les crédits de trésorerie amorcent un timide retour à la croissance avec une légère hausse de 0,5 %, portant leur encours à 301 milliards d’euros.
Des conditions d’emprunt favorables au tissu économique national
L’une des spécificités du modèle français réside dans la structure de l’endettement des petites et moyennes entreprises (PME), majoritairement composé de prêts à taux fixes et à maturité longue. Cette configuration offre une protection relative contre la volatilité des marchés et la hausse des taux directeurs. En mai 2026, le taux d’intérêt moyen pratiqué dans l’Hexagone s’est stabilisé à 3,51 %, une valeur qui demeure nettement inférieure à la moyenne de la zone euro, laquelle s’établit à 3,89 %. Cette compétitivité du coût du crédit permet aux structures locales de limiter la pression financière sur leurs marges de manœuvre. L’accès au financement reste d’ailleurs très fluide pour les acteurs économiques : au premier trimestre, 98 % des PME ont obtenu les fonds sollicités pour leurs investissements, et 83 % ont vu leurs demandes de crédits de trésorerie acceptées.
Des signes de fragilisation malgré un renouvellement entrepreneurial
Derrière ces indicateurs de financement positifs, des signaux d’alerte apparaissent quant à la santé financière de certaines entités. Le baromètre comptabilise 70 077 défaillances d’entreprises sur les douze derniers mois à fin mai 2026, un chiffre supérieur à la moyenne de 59 342 enregistrée sur la période 2010 · 2019. L’augmentation des faillites suggère un affaiblissement de la résistance de certaines entreprises face à l’érosion de la conjoncture. Ce mouvement de sorties du marché est toutefois compensé par un dynamisme entrepreneurial qui ne se dément pas. Sur douze mois glissants au premier trimestre 2026, la France a enregistré 1,21 million de créations d’entreprises. Ce renouvellement constant du tissu productif témoigne d’une vitalité qui, pour l’heure, équilibre le bilan global de l’économie française face aux défis actuels.
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Article rédigé par La Revue à partir de sources d’actualité.