- Une nouvelle plainte pour tentative de viol visant l’artiste a été déposée durant l’été par l’avocate de plusieurs plaignantes.
- Le dossier accumule désormais 31 plaintes déposées auprès du parquet de Nanterre, malgré le risque de prescription des faits.
- L’avocate de l’accusation mise sur la notion de sérialité et de connexité pour tenter de contourner la prescription légale.
- La défense conteste tout passe-droit après l’allégement du contrôle judiciaire de l’artiste, dont l’appel sera tranché le 16 septembre.
Un nouveau témoignage visant l’artiste
L’affaire concernant le chanteur et acteur français connaît un nouveau développement. Me Myriam Guedj-Benayoun, qui représente plusieurs plaignantes, a révélé ce mercredi avoir déposé une nouvelle plainte pour tentative de viol au cours de la période estivale auprès du procureur de la République de Nanterre. La plaignante, qui était à peine majeure au moment des faits allégués, décrit des circonstances que son conseil estime comparables aux dossiers précédents. La jeune femme aurait été approchée dans le milieu du divertissement avant d’être invitée à une soirée où elle s’est retrouvée isolée avec l’artiste. Cette plainte vient s’ajouter à une liste déjà particulièrement longue de procédures similaires.
L’enjeu de la prescription et de la sérialité
Sur le plan strictement juridique, les faits en question semblent aujourd’hui couverts par la prescription. Néanmoins, la défense des plaignantes compte exploiter les récentes évolutions du droit pénal français concernant la répétition des infractions. Un travail d’analyse est actuellement mené en concertation avec les juges d’instruction pour évaluer la connexité et la similarité des profils et des méthodes dénoncés. Les conseils des plaignantes cherchent à démontrer l’existence d’une sérialité criminelle ou délictuelle pour neutraliser les effets de la prescription. À ce jour, pas moins de trente et une plaintes ont été enregistrées à Nanterre, et l’avocate annonce la transmission de nouveaux témoignages écrits dès le mois de septembre.
Vives tensions autour du contrôle judiciaire
Cette nouvelle étape judiciaire s’inscrit dans un contexte de contestation de la part des parties civiles, très critiques face à l’assouplissement des mesures de contrainte pesant sur le mis en examen. Le 21 juillet dernier, le magistrat instructeur a en effet levé l’interdiction de sortie du territoire national dont faisait l’objet l’artiste, une décision contestée en appel par le ministère public. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles doit rendre son arrêt le 16 septembre prochain sur cette question. Les avocats de la défense réfutent catégoriquement tout traitement de faveur et rappellent que leur client se conforme rigoureusement aux convocations de la justice. Selon eux, le contrôle judiciaire n’a pas valeur de sanction et sa modification répond au comportement irréprochable de l’artiste depuis le début des investigations.