- L’archéologue et chercheur au CNRS Jean-Louis Brunaux est décédé le 18 août 2026 à l’âge de 72 ans.
- Ses fouilles des sanctuaires de Gournay-sur-Aronde et de Ribemont-sur-Ancre ont profondément renouvelé la connaissance de la religion gauloise.
- Auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation à succès, il s’apprêtait à publier une biographie de Jules César en septembre 2026.
La disparition d’un chercheur de référence
Le monde de la recherche et de l’archéologie française est en deuil. Le chercheur Jean-Louis Brunaux, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste incontournable de la civilisation gauloise, est décédé le 18 août 2026 à Noyon, dans l’Oise, à l’âge de 72 ans. Né en 1953, ce passionné de protohistoire a consacré sa carrière à l’étude approfondie du monde celtique, menant de nombreuses campagnes de fouilles archéologiques d’envergure, en particulier dans la région picarde. Par ses travaux rigoureux sur le terrain, il a profondément transformé l’image de la société gauloise, la dépouillant des clichés traditionnels pour lui redonner toute sa complexité historique et religieuse.
Une révolution scientifique et un héritage durable
L’apport de Jean-Louis Brunaux réside principalement dans une véritable révolution méthodologique. En plaçant les découvertes archéologiques de terrain avant l’analyse des textes classiques gréco-romains, il a inversé la démarche historique traditionnelle. Ses fouilles sur les sites majeurs de Gournay-sur-Aronde dans l’Oise et de Ribemont-sur-Ancre dans la Somme ont permis de comprendre pour la première fois l’organisation des sanctuaires et des rituels celtiques. Outre ses contributions académiques, il a su toucher un très large public grâce à des ouvrages de vulgarisation marquants, notamment sur les druides ou sur la bataille d’Alésia, ce dernier ayant été récompensé par l’Académie française. Son ultime ouvrage historique, consacré à Jules César, paraîtra à titre posthume en septembre 2026 chez Gallimard, perpétuant la transmission de ses recherches.