- Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, confirme l’indexation sur l’inflation du RSA et de l’Aspa.
- L’exécutif envisage de suspendre l’indexation systématique des pensions de retraite pour les revenus les plus élevés.
- Les dispositifs fiscaux du crédit d’impôt recherche et du pacte Dutreil seront intégralement maintenus en 2027.
Les arbitrages sur les minima sociaux et l’emploi
Le gouvernement a levé le voile sur les premières orientations budgétaires pour l’année 2027. Ce vendredi 28 août, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a confirmé que le Revenu de solidarité active (RSA) et l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) resteraient indexés sur l’inflation. Cette décision, arbitrée avec le Premier ministre, vise à protéger le pouvoir d’achat des citoyens les plus précaires. En parallèle, l’exécutif a défini plusieurs priorités qui seront « sacralisées » lors de l’examen du projet de loi de finances à l’automne. L’apprentissage, le financement des contrats d’engagement jeune et le maintien des effectifs de l’inspection du travail constituent les piliers de cette programmation ministérielle. Le texte, qui sera présenté officiellement à la fin du mois de septembre, amorce ainsi un débat parlementaire complexe dans un contexte de forte pression sur les comptes de l’État.
L’effort demandé aux retraités et la stabilité pour les entreprises
Si les minima sociaux sont préservés, l’exécutif prévient que des efforts seront demandés aux retraités les plus aisés. Jean-Pierre Farandou a suggéré de remettre en question le principe d’une indexation systématique de l’ensemble des pensions de vieillesse, invoquant un impératif de solidarité nationale pour redresser les comptes de la Sécurité sociale. Du côté des entreprises, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a apporté des garanties de stabilité fiscale. Le crédit d’impôt recherche (CIR) ainsi que le pacte Dutreil, favorisant la transmission familiale d’entreprises, ne feront l’objet d’aucune modification dans le futur budget. Cette volonté de préserver l’attractivité économique de la France s’accompagne toutefois du maintien d’une surtaxe sur l’impôt des sociétés pour les groupes dépassant 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, bien que le gouvernement affirme chercher des marges de manœuvre pour en réduire le taux à l’avenir.