- Le sénateur et ancien ministre François Patriat est décédé à l’âge de 83 ans.
- Soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, il présidait le groupe majoritaire au Sénat.
- Ancienne figure du Parti socialiste, il était profondément ancré dans ses terroirs de Bourgogne et de Franche-Comté.
La disparition d’un pilier de la majorité présidentielle
Le monde politique français salue la mémoire de François Patriat, dont le décès a été annoncé à l’âge de 83 ans. Président du groupe Renaissance au Sénat, il s’est éteint en laissant derrière lui l’image d’un parlementaire chevronné et d’un artisan clé de l’implantation du macronisme. Cette disparition prive le chef de l’État de l’un de ses relais les plus fidèles et les plus actifs au sein du Parlement. Son parcours, qui s’étend sur plusieurs décennies, illustre les grandes transformations politiques de l’histoire contemporaine du pays.
De la gauche traditionnelle au projet d’Emmanuel Macron
Avant d’embrasser la cause de la majorité présidentielle, François Patriat a effectué une longue carrière sous la bannière du Parti socialiste, au sein duquel il a notamment exercé des fonctions de ministre. En 2017, il a fait le choix de rejoindre Emmanuel Macron dès le lancement de sa première campagne électorale. En tant que fidèle de la première heure, il a œuvré sans relâche pour structurer et consolider le pôle progressiste à la chambre haute. Son influence a permis d’attirer de nombreux élus locaux et parlementaires vers le nouveau mouvement présidentiel.
Un élu de terrain attaché à ses racines régionales
Originaire de Bourgogne, celui que ses proches et les habitants de Franche-Comté surnommaient affectueusement « Fanfan » incarnait une politique de proximité. S’il vouait une admiration sans faille à Emmanuel Macron, il conservait une sensibilité propre, parfois éloignée de la communication parisienne. Le sénateur bourguignon se montrait notamment sceptique face au concept de « start-up nation », préférant défendre une vision ancrée dans le monde rural et les réalités locales. Sa disparition suscite une vive émotion parmi les citoyens et les élus de ses régions d’attache.
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L’hommage de ses pairs au Sénat et dans les territoires
Les réactions se multiplient pour saluer la mémoire de ce grand serviteur de l’État, reconnu pour son sens du dialogue et son tempérament combatif. Ses collègues du groupe parlementaire ainsi que des figures politiques de tous bords ont exprimé leur tristesse face à cette perte. Les hommages soulignent unanimement son engagement républicain et sa capacité à rassembler au-delà des clivages partisans traditionnels. Le groupe Renaissance devra désormais s’organiser pour lui succéder à la présidence de la formation au Sénat.