- L’ancienne conseillère en discours Astrid Roucher publie le 26 août l’ouvrage « La plume et le Prince » aux éditions Albin Michel.
- Ce récit métaphorique de 221 pages dépeint les rouages du pouvoir présidentiel à travers un archipel fictif sans jamais nommer Emmanuel Macron.
- L’œuvre, vendue au prix de 16,90 €, propose une immersion originale entre le conte philosophique et le témoignage politique.
Une immersion métaphorique au cœur du pouvoir

L’ancienne conseillère chargée des discours du chef de l’État, Astrid Roucher, publie le 26 août un ouvrage singulier intitulé « La plume et le Prince » aux éditions Albin Michel. Dans ce livre de 221 pages, l’autrice retrace ses cinq années passées au palais présidentiel en adoptant un prisme original et poétique. En effet, elle fait le choix de ne jamais nommer directement le président de la République, Emmanuel Macron, ni l’Élysée. À la place, le récit se déroule au sein d’un archipel imaginaire gouverné par un Prince, où gravitent de nombreux courtisans, conseillers et hauts fonctionnaires. Cette mise en récit, qualifiée par l’autrice d’« authentique et métaphorisée », permet de prendre du recul sur l’expérience du pouvoir tout en décrivant avec une grande précision les situations réelles vécues au sommet de l’État.
Une réflexion sur le langage et les rouages politiques
Cette parution apporte un éclairage inédit et distancié sur la vie politique contemporaine, loin des mémoires traditionnelles ou des révélations sensationnelles. Chaque chapitre explore une nouvelle facette du pouvoir à travers les différentes îles de cet archipel fictif, comme l’île des sondeurs ou celle des mœurs. En s’inspirant de la structure d’un conte philosophique proche du Petit Prince de Saint-Exupéry, l’ouvrage propose également une réflexion sur l’importance de la rhétorique et du langage en politique. Accompagné d’aquarelles sobres, ce livre hybride offre ainsi aux lecteurs une cartographie fine des cercles d’influence et des collaborateurs qui entourent la présidence, sans pour autant céder au piège du règlement de comptes politique.