- À l’occasion de la rentrée scolaire le 1er septembre 2026, le président de la République s’est rendu à Mende, en Lozère.
- Au lycée Chaptal, Emmanuel Macron a soutenu l’expérimentation de l’interdiction des téléphones pour faire face à l’emprise des écrans.
- Le chef de l’État a également échangé avec de futurs professeurs des écoles formés via le nouveau parcours à bac + 3.
- Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a rappelé que la Lozère bénéficie du plus faible nombre d’élèves par classe de France dans le premier degré.
Le dispositif « sans portable » au lycée Chaptal

Le mardi 1er septembre 2026, Emmanuel Macron a marqué la rentrée scolaire par un déplacement ciblé à Mende, en Lozère. Sa première étape l’a conduit au lycée Chaptal, où il s’est entretenu avec une classe de seconde au sujet de l’expérimentation visant à interdire l’usage des téléphones portables au sein de l’établissement. Le chef de l’État a fermement soutenu cette mesure face à l’emprise grandissante des écrans sur les adolescents, reconnaissant devant les élèves que la société s’était laissé déborder par ces outils numériques et qu’il était indispensable de reprendre le contrôle de leur utilisation. Après des discussions approfondies, le président s’est joint aux lycéens pour déjeuner au réfectoire.
La réforme de la formation et du recrutement des enseignants
L’après-midi a été consacré aux enjeux de formation des futurs enseignants sur le site mendois de la faculté d’éducation de l’Université de Montpellier, en présence de son président Philippe Augé. Emmanuel Macron y a rencontré une trentaine d’étudiants, dont plusieurs lauréats de la nouvelle voie d’accès à bac + 3 mise en œuvre depuis l’année précédente. Cette réforme a pour but d’accélérer la professionnalisation des futurs professeurs des écoles en leur offrant un statut de stagiaire rémunéré à mi-temps dès la fin de leur licence. Plusieurs étudiants ont témoigné des avantages de ce parcours hybride, qui concilie enseignement pratique en classe et approfondissement théorique universitaire.
Un retour revendiqué à l’esprit des Écoles normales
S’exprimant sur la mise en place de ce nouveau modèle de recrutement, le président de la République a dressé une comparaison historique avec les anciennes structures de formation de l’Éducation nationale. Emmanuel Macron a souligné que le point fort de cette réforme réside dans la mise en contact rapide des stagiaires avec les élèves, un principe autrefois éprouvé par les Écoles normales. Présent lors de ce déplacement, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a quant à lui rappelé la spécificité de la Lozère, département le moins peuplé de l’Hexagone, qui offre actuellement les meilleures conditions d’encadrement du pays avec le taux d’élèves par classe le plus bas dans le premier degré.