- Le scrutin se déroulera par vote électronique les 9-10 et 16-17 octobre 2026.
- Quatre candidats sont déjà déclarés, dont Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal.
- Le vote est ouvert aux militants et sympathisants moyennant une participation de 15 euros.
- Les postulants doivent recueillir des parrainages d’élus, notamment de 50 maires ou 10 parlementaires.
Un accord pour structurer l’arc social-démocrate

Le Parti socialiste (PS) et la formation Place publique (PP) ont franchi une étape décisive en vue de l’élection présidentielle de 2027. Mardi 25 août, le Conseil national du PS a ratifié à une large majorité · 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions · l’accord fixant les modalités d’une primaire commune. De son côté, l’instance dirigeante du mouvement cofondé par Raphaël Glucksmann a validé le texte à l’unanimité. Cette procédure vise à désigner une candidature unique pour représenter la mouvance social-démocrate lors du prochain scrutin national. Le choix s’est porté sur un vote électronique uninominal à deux tours, une méthode privilégiée pour sa souplesse logistique et sa capacité à mobiliser une base élargie de sympathisants sur l’ensemble du territoire.
Le calendrier et les candidatures déclarées
Le calendrier électoral s’annonce serré, avec une période de déclaration des candidatures s’étendant du 1er au 15 septembre. À ce jour, quatre personnalités ont déjà manifesté leur volonté de participer à cette compétition interne : l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, les députés socialistes Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ancienne candidate à l’Élysée, Ségolène Royal. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, entretient pour l’heure le suspens quant à sa propre participation au scrutin. Pour être validée, chaque candidature devra s’appuyer sur une base solide de parrainages. Les prétendants doivent obtenir le soutien de 15 membres du conseil national du PS, ou de 10 parlementaires, ou encore de 50 conseillers territoriaux ou maires répartis sur plusieurs régions, garantissant ainsi une représentativité nationale aux candidats en lice.
Modalités de participation et ouverture aux sympathisants
Le corps électoral ne se limitera pas aux seuls adhérents historiques des deux formations politiques. Outre les militants à jour de cotisation, le scrutin sera accessible aux nouveaux adhérents ainsi qu’aux contributeurs d’un « pôle social-démocrate », une structure tierce conçue pour accueillir ceux qui ne souhaitent pas s’encarter formellement. La participation au vote est conditionnée au règlement d’une somme de 15 euros, bien qu’un tarif réduit de 10 euros ait été instauré pour les revenus les plus modestes. Cette contribution financière doit permettre de couvrir les frais liés à l’organisation technique de la plateforme de vote. Les deux tours de scrutin, programmés les 9-10 et 16-17 octobre, devront permettre de dégager un consensus clair autour d’une figure capable de porter un projet cohérent face aux autres blocs politiques déjà en campagne.