- La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a confirmé une brèche sur le portail des successions vacantes, rapidement colmatée.
- Selon la directrice Amélie Verdier, cet incident est d’une ampleur bien moindre que le vol de données fiscales touchant 678 000 comptes.
- Le ministre David Amiel a présenté ses excuses aux usagers alors que les victimes reçoivent des consignes de sécurité.
Un nouvel incident ciblant les données de succession
L’administration fiscale fait de nouveau face à une faille de sécurité dans son système d’information. La directrice générale de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), Amélie Verdier, a confirmé lors d’une conférence de presse l’existence d’une troisième fuite de données. Cette brèche a touché le portail en ligne dédié à la gestion des successions vacantes, après avoir été repérée plus tôt dans la journée par le site spécialisé FrenchBreaches. Selon la responsable de l’administration, l’accès non autorisé a été rapidement interrompu et présente une gravité bien moindre que les précédents incidents. La DGFiP précise en effet que les renseignements exposés restent d’une sensibilité modérée, comparables aux éléments figurant dans les annonces légales publiques, loin des données financières hautement confidentielles des contribuables.
Un piratage majeur révélé la semaine dernière
Cette nouvelle alerte intervient alors que Bercy traverse une période critique liée au renforcement de sa cybersécurité. En fin de semaine dernière, les autorités fiscales avaient déjà révélé qu’un piratage massif s’était produit à la suite de la compromission du compte d’un agent de la DGFiP détectée en juin. Cet accès illégal avait permis au cybercriminel de récupérer à l’insu de l’administration un volume important de dossiers. L’attaque initiale a entraîné le vol de données personnelles et fiscales appartenant à près de 700 000 usagers, particuliers et professionnels. Les pirates ont notamment dérobé des adresses, des quotients familiaux, des revenus fiscaux de référence ainsi que des taux de prélèvement à la source. En outre, près de 200 000 comptes ont vu leurs données cadastrales compromises lors de cet incident majeur.
Mobilisation gouvernementale et recommandations aux victimes
Face à cette série de dysfonctionnements, les autorités politiques tentent de rassurer les citoyens et de limiter la portée des préjudices. Interrogé par les journalistes avant la conférence de presse, l’entourage du ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, avait renvoyé vers les annonces officielles avant que ce dernier ne présente publiquement des excuses formulées à l’intention des usagers affectés. Sous l’impulsion du Premier ministre Sébastien Lecornu, une révision de la sécurité des infrastructures informatiques publiques a été engagée. Parallèlement, l’administration fiscale procède cette semaine à l’envoi de courriels d’avertissement individuels aux victimes. Ces messages précisent la nature exacte des données siphonnées et dispensent des conseils de prudence essentiels pour prévenir tout risque ultérieur d’hameçonnage, de manipulation ou d’usurpation d’identité.