- À la fin juin 2026, l’encours des crédits aux entreprises non financières atteint 1 434 milliards d’euros, en hausse de +3,8 % sur un an.
- Le taux d’obtention des crédits par les PME demeure excellent, s’élevant à 96 % pour les demandes d’investissement au deuxième trimestre 2026.
- Les défaillances d’entreprises s’accélèrent avec 70 803 cas enregistrés sur un an, un niveau nettement supérieur à la moyenne d’avant-Covid.
Une dynamique de crédit toujours solide

Au terme du premier semestre 2026, l’activité de financement des entreprises françaises affiche une résilience notable dans un environnement macroéconomique pourtant complexe. L’encours global des financements accordés aux sociétés non financières atteint désormais la somme de 1 434 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 3,8 % en comparaison annuelle. Cette hausse est principalement portée par les crédits de long terme destinés à l’investissement, qui grimpent de 4,5 % pour s’établir à 1 050 milliards d’euros. À l’inverse, les lignes de crédit à court terme dédiées à la trésorerie connaissent un léger repli de 0,3 %, pour un montant total de 301 milliards d’euros. La forte demande de crédits d’investissement témoigne de la volonté persistante des acteurs économiques nationaux de développer leurs projets de long terme.
Un accès au crédit préservé et des taux compétitifs
Malgré le durcissement général de la politique monétaire, les entreprises tricolores continuent de bénéficier de conditions de financement comparativement plus avantageuses que leurs voisines de la zone euro. Le coût moyen du crédit pour les petites et moyennes entreprises (PME) s’établit à 3,64 % en France à la fin juin 2026, contre une moyenne européenne de 3,96 %. De plus, la structure de la dette française, majoritairement contractée à taux fixe et sur des maturités longues, permet d’amortir l’impact de la hausse des taux. L’accès aux guichets bancaires demeure fluide : au cours du deuxième trimestre 2026, 96 % des PME ont obtenu l’intégralité ou la majeure partie des fonds demandés pour leurs investissements. Pour les besoins de trésorerie courante, le taux de satisfaction des demandes de financement s’élève à un niveau robuste de 83 %.
Une vulnérabilité croissante du tissu économique
Cette apparente solidité financière n’exclut pas l’émergence de difficultés pour de nombreuses structures. Les statistiques de l’été 2026 révèlent un affaiblissement progressif de la résistance d’une partie des acteurs économiques. Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprises atteint 70 803 unités sur un an à la fin du mois de juin, un volume qui dépasse nettement la moyenne historique d’avant la crise sanitaire (59 342 défaillances annuelles sur la période 2010-2019). En contrepoint de ces difficultés, le dynamisme entrepreneurial ne se dément pas, puisque la création d’entreprises se maintient à un niveau particulièrement haut, s’élevant à 1,21 million d’immatriculations sur douze mois glissants à la fin du premier trimestre de l’année. Ces trajectoires contrastées dessinent un paysage économique marqué par un renouvellement rapide mais aussi par une sélection accrue des structures les plus fragiles.