- Un référendum politique est prévu à Madagascar pour juin 2027, marquant une étape clé du calendrier institutionnel.
- Le pouvoir local est assumé par l’armée depuis le 11 octobre 2025, sous la conduite du général Michaël Randrianirina.
- Le chef de la transition s’est engagé à limiter cette période intermédiaire à une durée de deux ans au maximum.
- Le président de la République Emmanuel Macron a reçu le dirigeant militaire à l’Élysée au début du mois de septembre 2026.
Un calendrier institutionnel fixé vers un référendum en 2027
À Antananarivo, les autorités de transition s’attellent à la restructuration du cadre politique après les soubresauts de l’année écoulée. La tenue d’un référendum est désormais attendue pour le mois de juin 2027 afin de valider les nouvelles orientations institutionnelles du pays. Cette échéance doit poser les bases juridiques du retour à la légalité républicaine, tout en garantissant la stabilité indispensable à la souveraineté malgache. Le déroulement précis de ce scrutin constituera un test majeur pour l’administration en place et pour la crédibilité de la feuille de route établie.
Aux origines de la crise : le renversement du gouvernement
Cette phase transitoire découle directement d’une crise politique survenue à l’automne 2025. Des milliers de jeunes Malgaches s’étaient alors rassemblés dans les rues de la capitale pour dénoncer l’absence de résultats de l’État et le non-respect des promesses gouvernementales. L’exaspération populaire avait provoqué la chute du gouvernement le 11 octobre 2025, entraînant une prise de pouvoir immédiate par les forces armées. Afin d’éviter toute vacance de l’État, le général Michaël Randrianirina a pris la direction des affaires publiques, s’engageant solennellement à limiter l’intermède militaire à une durée maximale de vingt-quatre mois.
La diplomatie française face aux autorités de transition
Sur le plan international, la stabilité de l’océan Indien et le maintien de liens étroits avec les nations partenaires demeurent au cœur des priorités politiques. Le général Michaël Randrianirina a été reçu au début du mois de septembre 2026 à l’Élysée par Emmanuel Macron. Cet entretien au plus haut niveau traduit un réalisme diplomatique face à un pouvoir de fait, soucieux d’assurer la continuité de l’État tout en préservant ses relations bilatérales. La préservation de canaux de dialogue avec Madagascar constitue un enjeu géopolitique stratégique pour la diplomatie française dans cette zone océanique.
À lire aussi E-commerce : Rakuten France annonce la fin de ses activités d’ici 2026
Le suivi du processus par les autorités parlementaires
L’évolution de la situation politique malgache fait l’objet d’une attention suivie à Paris. Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, s’est exprimé sur les perspectives de cette transition. Les travaux parlementaires permettent de suivre la conduite des réformes promises et la bonne tenue des échéances arrêtées par les autorités militaires. Alors que la perspective de juin 2027 se rapproche, les représentants de la diplomatie française maintiennent leur vigilance quant au calendrier de rétablissement des institutions démocratiques à Madagascar.