- La catastrophe transfrontalière entre le Népal et la Chine a fait au moins 734 morts et près de 3 000 disparus, dont quatre ressortissants français.
- Les sauveteurs tentent d’accéder à un tunnel de chantier au Népal où une centaine d’ouvriers sont bloqués depuis mercredi.
- Les opérations de secours sont ralenties par de nouvelles intempéries, la montée des eaux et des glissements de terrain au Tibet.
- Les États-Unis ont débloqué une aide humanitaire supplémentaire de 3,6 millions de dollars pour soutenir les populations sinistrées.
Un bilan humain dramatique et des recherches complexes
Quatre jours après les crues dévastatrices qui ont frappé la région frontalière entre le Népal et la Chine, le bilan humain continue de s’alourdir. Selon les derniers chiffres des autorités, la catastrophe a causé la mort de 734 personnes, tandis que 2 498 autres sont toujours portées disparues. Parmi les personnes recherchées figurent au moins quatre ressortissants français · trois femmes et un homme · dont deux effectuaient un voyage dans cette zone montagneuse particulièrement isolée. Face à l’immensité des dégâts, les équipes de sauvetage redoublent d’efforts dans des conditions d’extrême précarité pour tenter de localiser les survivants.
Une course contre la montre pour sauver des ouvriers bloqués
L’un des points névralgiques des opérations se situe sur le chantier d’un tunnel au Népal, où les autorités estiment qu’environ une centaine d’ouvriers sont pris au piège depuis mercredi. Le ministère de l’Énergie a annoncé que quatre voies d’accès avaient été ouvertes pour permettre aux sauveteurs de s’approcher de l’entrée de la structure. Les préparatifs sont en cours pour pénétrer directement dans le tunnel et engager les recherches physiques sous terre. Cependant, la progression reste particulièrement lente en raison de l’accumulation de débris et de boue.
Des conditions météorologiques hautement instables
Le travail des secouristes est constamment perturbé par des éléments naturels contraignants. De nouvelles précipitations nocturnes ont provoqué une hausse du niveau de la rivière Bhotekoshi, poussant l’Autorité népalaise de gestion des risques de catastrophe à appeler à la plus grande prudence. Du côté tibétain, un glissement de terrain a entraîné la formation d’un nouveau lac de barrage, forçant le déplacement préventif des équipes de secours vers des zones sécurisées. Le responsable des opérations de sauvetage, Dai Wanchao, a souligné que les pluies de la nuit avaient considérablement compliqué les opérations de déblaiement.
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L’impact du changement climatique au cœur des débats
Cette tragédie a relancé les discussions sur la vulnérabilité des pays de l’Himalaya face au dérèglement climatique. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a rappelé que son pays subissait de plein fouet ces catastrophes alors qu’il n’émettait que moins de 0,01 % des gaz à effet de serre mondiaux. Le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, a quant à lui souligné que la combustion des énergies fossiles rendait ces événements extrêmes plus fréquents et plus graves. Pour faire face à l’urgence immédiate, les États-Unis ont annoncé l’octroi d’une aide humanitaire supplémentaire de 3,6 millions de dollars.