- La Fédération nationale de Protection civile a été ciblée par un piratage informatique visant sa plateforme e-Protec.
- Les informations dérobées comprennent l’état civil, les numéros de téléphone et photos de profil de plusieurs milliers de bénévoles, dont des mineurs.
- Le chiffre de 525 000 profils exfiltrés avancé par le site Frenchbreaches est contesté par l’association en raison de doublons.
- Une plainte a été formellement déposée auprès de la section spécialisée du parquet de Paris.
Une intrusion informatique détectée au cours de l’été
La Fédération nationale de Protection civile (FNPC) a officialisé la découverte d’un piratage informatique ayant ciblé ses systèmes d’information au printemps dernier. Révélée le vendredi 21 août à la suite de publications du site spécialisé Frenchbreaches, cette attaque remonterait en réalité au mois de mars. Décelée le lundi 17 août par les équipes techniques de l’organisation, l’intrusion a visé en particulier l’outil e-Protec, une plateforme de gestion dédiée aux intervenants et aux activités internes de l’association. La Fédération nationale de Protection civile a confirmé avoir été victime d’une exfiltration de données sur sa plateforme interne e-Protec.
Incidents sur les profils et divergences quant à l’ampleur
D’après les précisions transmises par une porte-parole de l’organisation, les contenus extraits comportent des éléments d’état civil, des numéros de téléphone ainsi que des photos de profil. Des mineurs investis au sein de la structure figurent parmi les personnes concernées. Selon l’association, seules les données de bénévoles, d’anciens membres ou de tiers ont été touchées, excluant les dossiers des personnes secourues. La portée exacte de cette fuite reste délicate à évaluer. Si la plateforme Frenchbreaches évoque un total de plus de 525 000 profils exfiltrés, la FNPC conteste pour le moment ce volume, invoquant la présence de doublons dans la base compromise.
Poursuites judiciaires et recrudescence des cyberattaques
À ce stade, l’organisation indique ne pas déterminer si les éléments dérobés ont été consultés, vendus ou diffusés publiquement sur le réseau. Dans le but d’identifier les auteurs et d’établir les responsabilités, une plainte a été déposée auprès de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Cet événement s’inscrit dans un contexte d’offensives numériques répétées visant des structures associatives françaises, à l’image des attaques récemment recensées contre plusieurs fédérations sportives.