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- Les examens autopsiques publiés par le parquet de Vesoul établissent les causes exactes des quatre décès survenus à Gy.
- Le père de famille de 42 ans a tué ses deux fils de 6 et 10 ans par balle et sa belle-mère de 74 ans à l’arme blanche.
- L’auteur des faits s’est suicidé sur place après avoir prévenu la gendarmerie et envoyé un message vidéo à son épouse dans un contexte de séparation.
Les conclusions du parquet de Vesoul

Trois jours après la découverte de quatre dépouilles dans la commune de Gy, située dans le département de la Haute-Saône, l’enquête judiciaire menée par les autorités franchit une étape importante. Le parquet de Vesoul a rendu publics les résultats des autopsies, apportant un éclairage factuel sur le déroulement exact des événements. Les dramatiques événements se sont produits sur la propriété de la famille, un espace abritant un bungalow ainsi qu’une maison individuelle en cours de construction. L’action des services judiciaires vise à reconstituer précisément l’enchaînement des faits ayant conduit à la mort de trois victimes et de l’auteur des tir et agressions.
Des modes opératoires distincts relevés par la médecine légale
Les examens pratiqués par le médecin légiste ont permis de déterminer avec précision les méthodes employées par le père de famille, âgé de 42 ans. Les constatations de la médecine légale mettent en évidence des attaques ciblées et différenciées selon les victimes. Les deux enfants du couple, âgés de 6 et 10 ans, ont été mortellement touchés par des armes à feu. L’homme a fait usage d’un fusil de chasse de calibre 12 mm à canon juxtaposé, tirant une seule fois à courte distance dans la face postérieure du tronc de chaque enfant.
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S’agissant de la belle-mère du suspect, une femme âgée de 74 ans, les résultats de l’autopsie attestent d’actes d’une grande violence. La septuagénaire a succombé à une hémorragie majeure consécutive à trois coups de couteau portés au niveau du thorax et de l’abdomen. Les conclusions médicales mentionnent également des traces d’une probable strangulation manuelle ainsi que des ecchymoses visibles sur le visage, les membres supérieurs et la région thoracique.
L’alerte des forces de l’ordre et le geste final
Le déroulement de la journée révèle une démarche délibérée de la part du mis en cause avant l’issue fatale. Avant de retourner son arme de chasse contre lui-même, l’homme a directement contacté la gendarmerie pour signaler ses actes. À leur arrivée sur les lieux, les forces de l’ordre ont découvert les quatre corps sans vie. La grand-mère se trouvait à l’intérieur du bungalow, tandis que les corps des deux jeunes garçons étaient déposés dans un véhicule utilitaire stationné sur la propriété.
L’enquête a également mis en lumière l’envoi d’un enregistrement audiovisuel destiné à son épouse. L’homme a filmé la scène avant de transmettre la vidéo à cette dernière, accompagnée d’un message explicitant sa démarche vindicative. Il s’est ensuite donné la mort à l’aide de son arme à feu en se tirant une balle sous le menton.
Un contexte de rupture familiale
Les premiers éléments recueillis par les enquêteurs permettent d’inscrire ce drame dans le cadre d’un différend familial majeur. L’ensemble des actes commis par le père de famille s’inscrit dans un contexte de séparation conjugale avec son épouse. L’auteur des faits, identifié sous le nom de Jean-Paul Monnot, était chef d’entreprise et membre d’un club de football local.
Sur le plan juridique, le décès de l’auteur d’une infraction entraîne automatiquement l’extinction de l’action publique à son encontre. L’enquête diligentée par le parquet de Vesoul se poursuit néanmoins afin de finaliser les procédures matérielles, de vérifier l’ensemble des éléments techniques et d’apporter des réponses formelles à la famille touchée par ce drame.