Il existe deux sortes de diamants d’exception. Ceux qui ont un prix, traçable à l’euro près dans les salles des ventes de Sotheby’s et Christie’s. Et ceux qui n’en auront jamais, parce qu’ils appartiennent à des couronnes et à des musées, et qu’aucune fortune ne pourra les acheter. Les premiers font la course aux records ; les seconds traînent des siècles d’histoire et quelques malédictions.
Les diamants qui ont un prix : les records d’enchères
En tête de tous les classements trône le CTF Pink Star, un diamant rose de 59,60 carats adjugé 71,2 millions de dollars chez Sotheby’s à Hong Kong en 2017, le prix le plus élevé jamais payé pour un diamant ou un bijou. Acheté par le joaillier Chow Tai Fook, il avait été taillé pendant deux ans à partir d’un brut de 132 carats.
Juste derrière, l’Oppenheimer Blue, diamant bleu de 14,62 carats, a atteint environ 57,5 millions de dollars chez Christie’s en 2016, record du monde jusqu’au Pink Star. Suivent le Pink Legacy (50,4 millions, racheté par Harry Winston), le Blue Moon of Josephine (environ 48,4 millions, offert par un milliardaire à sa fille de sept ans) et le Graff Pink (46 millions). Tous partagent un point commun : les couleurs rares, rose et bleu, valent infiniment plus que le blanc.
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Les diamants qui n’ont pas de prix : les trésors inestimables
Le Hope, le diamant bleu réputé maudit
Conservé au Smithsonian de Washington, le Hope Diamond, 45,52 carats d’un bleu profond, est sans doute le plus célèbre du monde. Estimé entre 200 et 350 millions de dollars, il est officiellement considéré comme irremplaçable, donc sans prix. Sa réputation de pierre maudite, qui aurait porté malheur à ses propriétaires, doit beaucoup à une légende habilement entretenue pour le promouvoir.

Le Koh-i-Noor, la pierre que se disputent les nations
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